Réseaux sociaux, smartphone et hypertexting

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L’humain est un animal sociable et les interactions sociales sont la clef de voûte de notre humanité, épanouissement et santé physique comme mentale. Mais cette notion importante est mise en péril par l’alternative que représente ce monde numérique florissant.

Tout d’abord, les réseaux sociaux qui nous intéressent ici sont Facebook et Twitter, car il se concentre sur l’aspect textuel. Aussi, il nous faut définir ce qu’est l’Hypertexting. Comme la composition du mot l’indique, « hyper » qui nous vient du grec (pas du kebab hein, bande de parisien) pour dire supérieur et « texting » qui est l’action d’écrire un texto en anglais. La combinaison étymologique définit l’hypertexting comme le fait d’envoyer 100-120 messages par jour (texto, tweet, messenger, whatsapp, …). On va parler de l’origine de cette addiction et des comportements qu’elle crée.

Nous avons tous des besoins, il n’appartient qu’à nous de faire preuve de sagesse pour les gérer. Mais pour les moins sages d’entre nous, ces besoins insatisfaits engrangeront une frustration. Trop de frustration amène du stress, des névroses voir des addictions. Les besoins intimement liés aux réseaux sociaux et au texting compulsif sont liés, entre autres, au manque d’attention et de récompense.

Quelques exemples de causes/conséquence pourront aider à y voir plus clair.

Causes :

  1. Une personne n’a pas reçu assez d’attention étant petite.
  2. Une personne ayant reçu des félicitations pour la moindre petite chose qu’elle faisait.
  3. Des parents pas assez affectueux physiquement (enlacement entre autres)
  4. Un enfant qui a des rapports difficiles  avec les autres enfants générant de l’isolement, de l’incompréhension, difficultés d’insertion sociale.

Conséquences :

  1. Adulte, il découvre le monde du numérique et une représentation grossière des tendances de la société. La sélection artificielle fait son oeuvre dans cette sphère digitale. En adoptant les comportements qui suscitent l’intérêt d’une certaine masse de personnes, il sera facile, en comprenant leur code, de susciter de l’intention. Se conformer à quelques normes bien établies lui permettra de s’intégrer dans des groupes Facebook et d’y avoir des interactions avec d’autres personnes sans implication personnelle réelle. Alors que les premiers échanges démarrent, Mme Dopamine se réveille et se répand dans le cerveau afin de tisser un lien entre cette activité et le plaisir qu’elle entraîne. Le désir de renouveler l’expérience motivera la personne à reproduire l’action, peu importe la qualité du résultat. Si cette stimulation n’est pas modérée par un comportement sage … Paf ! Ça fait une Chocaddict !
  2. Bravo ! T’as fait un rond ! Génial ! Félicitation !
    Bravo ! T’as fait un point dans le rond ! Génial ! Félicitation !
    Ouah ! T’as ramassé un caillou ! Nénial ! Fégnignitagnion !
    Ici, l’enfant est récompensé pour tout et n’importe quoi. Stimulation oblige, plaisir de la reconnaissance, Mme Dopamine BONJOUR ! Adulte, la personne n’aura plus forcément des personnes qui la féliciteront pour des actions aussi futiles … MAIS c’est sans compter les réseaux sociaux !! Eh oui ! Faites une bouche en cul-de-poule, mettez un filtre instagram tendance sur votre selfie, dites que vous êtes Charlie alors que vous vous en foutez de ce qui c’est passé, soutenez des causes qui font fondre le coeur des plus sensibles juste pour avoir leur « Like » et commentaires élogieux sur vos démarches ! Vous attirez l’attention de la masse et ça … ça marche tout le temps, sur n’importe qu’elle domaine.
  3. Ce cas rejoint un peu le premier, à la différence que le peu ou l’absence de contacte physique dans l’enfance génère une distanciation avec les rapports physiques, voir à les regarder d’un mauvais oeil (Rapport physique, pas de rapport physique, l’existence du rapport physique et son manque me frustrent/névrose, je n’aime pas le rapport physique). De ce fait, les réseaux sociaux sont un parfait moyen d’avoir de l’attention sans contact ou rapprochement physiques avec les gens autour de soi.
  4. Ce dernier point va utiliser les mêmes leviers que le premier et second exemple. Inutile d’en rajouter.

Tout ça nous mène à une certaine aliénation de l’humain concerné. Son comportement change et l’addiction gagne du terrain.

Exemple de manifestation de l’addiction :

  • Le smartphone arrive sur la table au diner, d’abord en mode silencieux, face contre la table. Puis face vers le ciel. Puis face vers le ciel en mode sonnerie (au cas ou la discussion nous divertirait d’une vibration smartphonienne hein). Et on finit par consultater son portable durant le repas pour avoir sa dose de stimuli et générer son shoot de Dopamine parce que Jean-Pierre a liké et commenté notre dernière photo … Et puis, nous devons lui répondre. Ce serait impoli. Ah pardons, on me souffle dans l’oreillette que nous partagions un repas avec quelqu’un ? Tant pis pour elle, elle avait qu’à être plus stimulante.
  • La personne perd en concentration, car son cerveau préfère guetter une notification possible (importante ou non) sur le smartphone.
  • Baisse dans la variété des intérêts. La personne sera attirée par les sujets et domaines en synergie avec les réseaux sociaux qui génèrent du Like. La comparaison de sa vie avec celle des autres amène à n’être heureux que dans des situations exceptionnelles qui rivaliseront avec la vie des autres. Toutes expériences en dessous de la concurrence seront vécues comme inintéressant ou une perte de temps.
  • Réduction des rendez-vous physiques avec son entourage. La personne en a moins besoin, car moins stimulante que le feu d’artifice qu’elle peut avoir sur son ordinateur ou portable.
  • Prise de poids, car les  personnes addictes ne sont pas entièrement dédiées à leur repas : la mastication est partielle, la digestion maladroite car le bol alimentaire est mal préparé, moins bonne appréhension des quantités ingérées. Bref, manger devient ennuyeux …
  • Des troubles du sommeil apparaissent parce que le portable aura sonné/vibrer sous le coussin, ou que le cerveau l’aura imaginé (vous n’avez jamais eu l’impression que votre téléphone vibrait ou sonnait dans votre poche sans raison ? Pavlov aurait été aux anges aujourd’hui).
  • Les gens s’isolent de plus en plus. Dans une société qui abonde de moyen de communication virtuel, on ne sait plus communiquer réellement, des tensions naissent et les personnes se renferment dans leur petit nid douillet pour rester dans leur confort virtuel. La fracture est encore plus grande entre personnes hyperconnectées et celles qui vivent dans le réel, car les valeurs ne seront plus les mêmes et l’incompréhension sera plus fortes parce que les comportements différeront de trop. En effet, la radicalisation des propos et des avis qu’entraîne les limites de caractère d’un tweet par exemple, dissipe toute forme d’argumentation et résulte d’une binarisé de la pensée.
  • Les jeunes parents qui accordent plus d’attention à leur portable qu’à leur enfant sont dangereux pour leur progéniture. Entre l’exposition aux écrans et ondes des le plus jeune âge, la diminution voir l’absence de contact visuel, de regard échangé, génère de la tristesse et des troubles psychologiques dans le développement de l’enfant.

Si vous êtes concerné, que vous vous sentez concerné ou que vous connaissez quelqu’un qui est concerné, il est important qu’une prise de conscience soit faite. Les dégâts psychologiques sont actuellement estimés par de nombreux centres de recherche et on ne mesure pas encore toute l’étendue des problèmes que cela peut engendrer : Depression, trouble du sommeil, perte de concentration, obésité, isolement social …

Maintenant, liké l’article, commenté le, partagez le sur tous vos réseaux sociaux pour la gloire du Saint Empire digital !
Moi satyrique ? Noooon, pensez-vous !

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